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Découvrir Florac

Balade à Florac : une source dans la ville

Information / Réservation

Tél : 0466450114

Une balade très facile pour aller à la découverte de Florac, capitale du parc national des Cévennes et une des plus petites sous préfectures de France.

Dans le Cadre de l'Ecomusée du Causse et des Gorges, Florac et le Parc national des Cévennes vous proposent un itinéraire autour de la Source du Pêcher, du château et des vieux quartiers.

Le plan est placé à proximité de l'Office de tourisme d'où le circuit démarre pour s'achever au château, siège du Parc national des Cévennes, passant par 12 points d'interprétation numérotés, les balises (jaunes et bleues) reproduisant le logo de l'écomusée du Causse.

Fiche-guide gratuite disponible à l'office de tourisme et à la maison du Parc ou à télécharger
L'Esplanade
Le passage de la sous-préfecture est l'un des nombreux passages couverts qui se faufilent sous les maisons : vous venez de traverser les anciens remparts de Florac et vous vous trouvez à l'intérieur de la ville médiévale, à côté de la sous-préfecture. Outre ses beaux platanes centenaires (les plus âgés ont 190 ans) vous y trouverez :
- d'un côté, la statue de Léon Boyer, collaborateur de Gustave Eiffel avec qui il a construit le viaduc de Garabit, mort au Panama en 1883 où il travaillait au percement du canal ;
- de l'autre le temple protestant et le monument aux morts.

Le Planet
A partir du Planet, vous entrez dans l'un des plus vieux quartier de Florac, celui du Prieuré créé en 1130 par les moines de la Chaise Dieu (près de Brioude). La cité s'est développée d'abord autour de l'axe de la draille qui traversait le Vibron au pont de la Draille, au pied du quartier du Fourniol (cf. panneau N° 9, actuelle pisciculture) et empruntait ensuite l'actuelle rue de l?église. Au XIIIe siècle, elle n?était protégée que par des fossés remplis par les eaux de la source.
Les premiers remparts datent de la fin du XIVe siècle : ils ne laissaient ouvertes que deux portes, l'une sur le faubourg du château traversé par la "grande rue du Pêcher" (ou grand rue publique allant de Florac à Barre), l'autre sur le faubourg du Thérond (route
d'Ispagnac et Mende). Ils protégeaient la ville des compagnies de "routiers", qui profitaient des troubles liés à la Guerre de cent ans,pour piller et rançonner les habitants. Ils parvinrent néanmoins à leurs fins, avant même que les remparts ne soient achevés.
Aux XVIe et XVIIe siècles de nombreux troubles religieux opposant catholiques et protestants ont affecté les Cévennes, causant maintes destructions. En 1622, on entreprend de restaurer les remparts de Florac et quelques années plus tard, alors que Richelieu assiège La Rochelle, le Marquis de Portes assiège Florac, sans succès. Sous les ordres du Duc de Rohan, on renforce de nouveau les remparts mais la capitulation de La Rochelle, Montauban et Montpellier entraîne la signature de la paix d'Alais (juin 1629) entre Richelieu et le Duc de Rohan. Les protestants conservent le droit de pratiquer leur religion mais leurs fortifications sont détruites. C'est le cas des remparts de Florac.
La maison où est installée le panneau est l'une des plus anciennes de Florac : sa tour surveillait la porte du Thérond. C'est aussi le carrefour entre l'ancienne route de Nîmes à Saint-Flour et l'ancienne route de Florac à Séverac par le Causse.

4. la Grand-rue
Dans le prolongement de la rue du Pêcher (en occitan pesquié = vivier) et de la rue du Thérond (mot d'origine gauloise signifiant "la source"), la rue Armand Jullié est l'ancienne rue commerçante, bordée d'échoppes aux devantures caractéristiques. Florac comptait
des tanneurs, des potiers, des teinturiers, des bourreliers, des cordonniers, de nombreux sabotiers, des serruriers, des maréchaux ferrants, des tailleurs qui tenaient boutique sur cette rue, l'artère principale du vieux Florac, appelée aussi "grande route de Nîmes à
Saint-Flour". C?est elle que traversaient les caravanes de muletiers qui transportaient les marchandises entre l'Auvergne et le midi, auxquels ont succédé les rouliers et les charretiers. Plus d'une vingtaine de rouliers "remisaient" à Florac au début du XXe siècle : ils y faisaient halte et prenaient des chevaux de renfort pour grimper les côtes qui les attendaient sur la route.

5. l'église Saint-Martin
L'église primitive, celle du prieuré de la Chaise-Dieu, était à l'emplacement de l'église actuelle, entourée d'un cimetière. Entre le XIIIe et le XVe siècle, l'histoire de Florac sera marquée par les rivalités qui opposaient le pouvoir du prieuré à celui du seigneur,
installé de l'autre côté du ruisseau du Bibrou (le Vibron). Elle fut détruite en 1561 et un temple fut construit sur ses ruines.
Les guerres de religion ont plusieurs fois dévasté Florac : le temple fut détruit a son tour, ainsi que l'horloge et le clocher, au début du siècle suivant (1629).
L'église actuelle, d'rchitecture néoclassique, date de 1833, comme le temple actuel, qui donne sur l'Esplanade. Elle comporte trois nefs,
une abside, une absidiole. Sa voûte en berceau est soutenue par des arcades en plein cintre. Le 'pré de l'église' est l'ancien foiral des moutons, bâti sur le vieux cimetière.

6. l'ancien couvent
Cette maison est classée ?monument historique? depuis 1999, pour sa façade, sa toiture et son escalier intérieur qui donne accès à la tour, d'où l'n domine tout Florac. La façade, travaillée avec beaucoup de recherche, est de style Renaissance et date probablement de 1583 (inscription au dessus de la porte) date à laquelle le Sieur de La Clamouze aurait créé un hôpital dans ce bâtiment.
Au XVIIe siècle elle fut occupée par un couvent des Capucins puis transformée de nouveau en hôpital, siège de la sous-préfecture, et
enfin d?une institution religieuse. Les armoiries qui l'ornaient, ont été saccagées pendant la Révolution.

Dans l'escalier intérieur et sur la façade deux devises sont gravées :
- "Nisi Dominus?": sauf si le maître
- "Multa Renascentur quae iam cecidere" : bien des choses tombées naguère vont renaître.

Maison dite : "de la congrégation", elle est aujourd'hui utilisée comme école privée. Il faut l'imaginer dans le contexte qui était le sien lorsque ce quartier, très peuplé et animé par de nombreuses activités économiques, grouillait de vie.
A la fin du XVIIe siècle, la population citadine était divisée ainsi :
- 15 % d'artisans du textile (fileuses, cardeurs, tireurs de laine)
- 10 % d'ouvriers du cuir,
- 15 % de muletiers, voituriers, hôtes et cabaretiers vivant du passage de ces transports,
- 5 % d?ouvriers du bois,
- 35 % de travailleurs et journaliers,
- 20 % de domestiques.

Tous ces gens avaient également une activité agricole (jardins, vignes, châtaigneraies, bois, prés, terres labourables, petits troupeaux). Vingt pour cent de la population habitait hors les murs, dans les hameaux ruraux.

7. le Vibron
Le Vibron fut, depuis le début des temps :
- Ressource en eau potable (prises d?eaux) pour alimenter les nombreuses fontaines dans les différents quartiers de la ville, et pour
- l'irrigation des jardins,
- énergie pour faire tourner jusqu'à 8 moulins (dérivations),
- vivier où on élevait le poisson (bassins d?élevage),
? eau courante où on lavait le linge (lavoirs), où l?on traitait les peaux (tanneries) et où l?on évacuait les eaux usées.

8. Le ferradou
Ce "travail" ou "ferradou" servait à ferrer les b?ufs. Il est situé sur le foirail, près du poids public, où se tenaient les treize foires annuelles de Florac.
Autrefois, ces foires drainaient toute la population paysanne des alentours et constituaient un élément essentiel de la vie économique et culturelle du pays. Elles étaient un lieu d'échanges entre les régions voisines. On y menait des moutons, des chèvres, des vaches, des boeufs, des cochons, depuis les Causses, les Cévennes, le mont Lozère, et de plus loin encore. On y vendait du vin, des châtaignes, du blé, des fruits, des sabots, des tissus de laine. C'était une vrai fête que certains arrosaient plus que de raison avant de repartir vers leur village !
Aujourd'hui, le bétail n'est plus commercialisé de cette manière, mais des foires plus modestes demeurent, chaque mois, ainsi qu'un marché hebdomadaire, le jeudi.

9. la pisciculture
Installée en amont de l'ancien "Pont de la Draille", la pisciculture a continué une tradition d'élevage de poissons probablement très ancienne. Derrière les bassins d'élevage se trouve l'un des anciens moulins de Florac (le moulin de la source). Les moulins servaient à plusieurs usages : mouture du blé, extraction de l'huile de noix, foulage de la laine etc.
La Fédération départementale de pêche gère en Lozère cinq piscicultures. Celle-ci a été créée en 1968 pour produire des truites "arc-en-ciel", d'origine américaine, différentes de l'espèce sauvage autochtone, la truite"fario".

10. le panorama et l'histoire
A l'époque gallo-romaine, Florac n'était sans doute qu'un domaine rural. Son nom viendrait de Flor-i.Acun = domaine de Florus. Un village troglodyte existait pourtant dès l'Âge du Bronze dans les rochers de Rochefort (1054 m d'altitude) où fut construit le premier château féodal.
Les débuts.
C'est autour du quartier du Fourniol, sur la petite hauteur qui domine le Vibron et au pied de l'église, que s'installe le village médiéval.
L'age d'or.
A l'apogée démographique du XIXe s, la cité vit de l'élevage, de la fabrique des tissus en laine (les cadis) du commerce (soie, bestiaux, fruits), et de son rôle administratif.
Les temps modernes.
L'agriculture a disparu de Florac ainsi que les activités qui lui étaient directement liées. L'activité économique est liée à l'artisanat, au commerce, à l'administration et au tourisme.
La population (1000 habitants en 1679, 1700 en 1734, 2263 en 1852) est demeurée à peu près stable depuis le début du XXe siècle (autour de 2000 habitants) : c'est exceptionnel en milieu rural où la démographie a beaucoup chuté.
Un carrefour de voies de communication Situé entre le mont Lozère, les Cévennes et la région des Causses (Méjean-Sauveterre) et des Gorges du Tarn, le sillon creusé par les rivières autour du vallon de Florac constitue un carrefour de communication articulées autour des ponts et gués qui permettaient de franchir les eaux : pont de la draille, gué et pont du Tarn (1653), pont de Barre (1693) et pont de la Bécède (1665-1708).

11. La source du Pesquié
La source du "Pêcher" sort d'un gros éboulis par plusieurs venues d'eau (les griffons), dont aucune n'a pu être pénétrée jusqu'à présent.
Beaucoup d?eau, en quantité irrégulière Débit d?étiage (basses eaux) : entre 80 l/s et 200 l/s
Débit moyen : entre 1 250 l/s et 7 000 l/s Température moyenne : entre 10°0 et 10°2
D'où vient l'eau qui alimente cette source.
La roche calcaire possède quantité de cavités, petites ou grandes, qui s'imprègnent d'eau jusqu'à en stocker des quantités considérables. Les sources jaillissent au contact des couches imperméables du sol (marnes, schiste) à la base des calcaires. Mais, compte-tenu de la disposition des couches géologiques ici, et avec la présence de marnes imperméables qui constituent un replat (La Planilière) à mi-versant, l'au devrait s'écouler en direction du Tarn et il ne devrait pas y avoir de source à Florac !
- Unique
La plus grande partie des eaux drainées par la surface du Causse s"écoule vers l'ouest (du côté du Tarn : Montbrun, Ste Enimie, St Chély, La Malène, Les Vignes). Seule une petite partie (nord-est, entre le Col de Perjuret et Florac) du Causse est drainée vers le Tarnon.
- Obstinée
Entre la source du Pêcher et la surface du Causse se glisse une couche de marnes imperméables dont l'épaisseur varie de 50 à 200 mètres et qui devrait être étanche ! Mais l'eau parvient à passer l'obstacle !
- Hasardeuse
C'est le jeu des failles (fractures de l?écorce terrestre avec déplacement des deux blocs mobilisés) qui, mettant en communication deux zones perméables, rend possible l'alimentation de la source du Pêcher.

12. château et foirail
Rebâti en 1652, après les guerres de religion, le château de Florac occupe l'emplacement de l'ancien château féodal dont on retrouve mention dès le début du XIIIe siècle. Il est construit sur un mamelon de tuf et cette roche, avec le calcaire, a été utilisée pour sa
construction. Le tuf est une roche issue des dépôts de la source : les eaux contiennent du carbonate de calcium qui a emprisonné mousses, brindilles, feuillages... Ces végétaux, en se décomposant, ont libéré les alvéoles creuses qui le caractérisent.
Le château dépendait d'abord de la baronnie d'Anduze (XIIIe siècle) qui régnait aussi sur Alès, Sauve et Sommières. Raymond d'Anduze, baron de Florac, était seigneur de Chabrières, Montvert, Eschamassou (Montvaillant), Pierrefort, Saint-Laurent-de-Trèves,
Castelbouc, Montbrun, Javillet, La Balme (Barre-des-Cévennes), Caodaze (Vébron), Moissac et Saint-Etienne-Valfrancesque. Lui-même rendait hommage à l'Évêque de Mende.

Aux siècles suivants, les seigneurs de Florac vont changer :
- A la fin du XIVe siècle, c'est le seigneur de Ventadour, puissante famille du Limousin,
- Au milieu du XVe siècle jusqu'au milieu du XVIe, c'est la famille de Poitiers Valentinois (Diane de Poitiers en fait partie).
- Puis la famille de La Mark (Ardennes), de Montmorency, de Valois : ces derniers vendront la baronnie à François de Mirand, Trésorier général de France.
Au moment de la Révolution, le château était transformé en "grenier à sel". Vendu à l'Etat en 1810, il fut utilisé comme prison et il en garde encore quelques vestiges (barreaux aux fenêtres, portes de cellules..) Depuis 1976, il est le siège du Parc national des Cévennes qui l'a restauré et il abrite une exposition permanente dans un espace scénographique quadrilingue (français, anglais, allemand, néerlandais).

> Découverte du patrimoine Unesco :
En 1215 le territoire est attribué à Raymond d'Anduze, qui devient le baron de Florac. Ce sont les armes de cette famille qui constituent les armoiries de la ville.Vers le Vème siècle, la région est christianisée par les moines de l'Abbaye de St Gilles dans le Gard. Une paroisse est créée à Florac et la première église construite. Vers le IXème siècle, un premier château est construit au sommet de l'un des rochers dominant Florac, le rocher de Ste Lucie. Il en reste de maigres vestiges avec les ruines d'une chapelle.
Dès, le XIIème siècle, Florac est une petite ville. Ses maisons sont groupées autour de l'église et autour du château (construit à l'emplacement de l'actuel château) séparés par le Vibron. Vers 1130, des moines bénédictins de l'abbaye de la Chasse-Dieu construisent un couvent.. La ville était autrefois entourée d'un fossé. Située en un lieu de passage, Florac devient une petite cité commerçante. Ses marchands en relation avec le Gévaudan, les Cévennes, le Bas Languedoc et le Vivarais, font commerce de bois, de mulets, de draps et de sel. Les transhumants se rendant sur le Mont Lozère traversent la ville avec leurs troupeaux, et laissent des péages qui constituent un revenu non négligeable pour la ville. La visite de la ville permet de voir les vestiges des remparts et le château de Florac.
La ville de Florac, abrite aujourd'hui le centre administratif en charge de la gestion du bien classé Unesco.