home accés à l’extranet newsletter search
Découvrir Florac

Sentier de Gralhon

Information / Réservation

Ce sentier va démarrer derrière le supermarché de Florac, à l'angle du cimetière. Dans un premier temps, on monte direction le manoir de Gralhon. Ensuite, il y a une portion assez plate pour rejoindre le hameau de Monteils. Après celui-ci, c'est la descente vers Salièges et là, on reprend la route goudronnée pour revenir à Florac.

Dénivelée : 157 m
Distance : 6 km
Durée : 2 heure(s)
Niveau: facile

> Prendre la route du lotissement "Les Grèzes". Au second croisement, dans le grand virage, prendre à droite puis emprunter la rampe bétonnée à gauche qui aboutit à une maison. Suivre alors le sentier à droite.

Les pentes du causse ont été aménagées par l'homme. L'itinéraire emprunte l'ancien chemin de Florac à Gralhon dont on voit encore le mur de soutènement.
Ce chemin est bordé de terrasses, bâties en calcaire, et autrefois plantées de vignes. On trouve dans un guide du début du XX e s., à propos de Florac :
"les touristes ont l'habitude de s'y reposer après avoir apprécié ses belles truites et le vin clairet de ses coteaux".
Des plants de vignes poussent encore au bord du chemin ou s'accrochent aux arbres (érables, pins) et aux broussailles.
Les pâturages ont succédé aux vignes. Des arbustes épineux (prunelliers, églantiers, aubépines) s'y développent. Ils s'accommodent bien de milieux secs constitués d'éboulis calcaires. On les retrouve au bord du chemin à côté des érables, des noisetiers et d'espèces typiques des haies et sous-bois comme le cornouiller sanguin, la clématite (liane grimpante) ou encore le fusain.
Le fusain (présent notamment dans le petit bois de pin) est un arbuste aux branches retombantes dont on repère les fruits rose vif à l'automne. Les capsules à quatre lobes arrondis, sont à l'origine de plusieurs appellations : bonnet carré, bonnet de prêtre ou d'évêque. Son bois, une fois carbonisé, donne le fusain à dessiner et est utilisé pour la fabrication des chevilles de cordonnier, de tuyaux de pipe et d'outils. Il détient aussi quasiment le monopole dans la fabrication des cure-dents en Europe méridionale et centrale.

> En vue de Gralhon, l'itinéraire débouche dans le lacet du chemin qui monte au manoir.

La châtaigneraie sous Gralhon révèle un terrain acide, en l'occurrence schisteux, car les châtaigniers ne poussent pas en terrain calcaire. Le schiste est la roche la plus ancienne de ce secteur, il constitue le socle sur lequel s'étagent les roches sédimentaires des causses(grès, calcaires, dolomies). Il est ici situé à une altitude supérieure à celle des calcaires rencontrés depuis Florac qui ne sont pas constitués en couche mais résultent d'éboulis recouvrant le socle schisteux. Le schiste est ici rubéfié : il présente des colorations rouges que l'on retrouve à de nombreux contacts entre schiste et calcaire. Cette coloration est due à la présence d'oxydes de fer. Oublions relief et climat actuel : il y a 300 millions d'années, le paysage était une pénéplaine (presque plaine) sur laquelle régnait un climat équatorial qui va oxyder le fer contenu dans les roches. Puis la mer envahit la région déposant les sédiments qui formeront les calcaires.

Le manoir de Gralhon doit son implantation à la présence d'un replat constitué de marnes assez tendres, dont le profil peu pentu se prête bien aux cultures, et d'une source située juste au-dessus des maisons. L'eau ressort ici après avoir traversé les calcaires du causse lorsqu'elle rencontre le schiste imperméable. Son nom pourrait venir de l'occitan gral, le corbeau. Il s'agit ici du grand corbeau qui niche dans les falaises du causse,et non de la corneille.

> Prendre la route sur quelques mètres puis le premier chemin à droite jusqu'à Monteils.

Entre Monteils et Gralhon, le sentier chemine au milieu de pâturages qui furent autrefois des champs de céréales.

> En arrivant à Monteils, le sentier bifurque à gauche et rejoint la route que l'on suit à gauche.

À Monteils, les murs des bâtiments sont construits en schiste et en calcaire. Les encadrements des ouvertures sont en calcaire qui se taille mieux. Les toits sont couverts de lauzes de schiste car cette roche feuilletée est plus facile à débiter en dalles plates.

> L'itinéraire emprunte ensuite un sentier qui descend en coupant deux fois la route qu'il retrouve pour arriver à Salièges.

À Monteils, comme à Gralhon, la situation géologique a permis une diversification agricole. Tous les habitants de ce type de hameau possédaient autrefois des terres calcaires, sur les replats et sur le causse, destinées aux cultures céréalières, et des châtaigneraies occupant les terrains schisteux.

> À Salièges, suivre, à droite, la route qui descend et longe le Tarn jusqu'à Florac.

Salièges possède le même type d'architecture que Monteils. Toutefois, la proximité du Tarn a permis d'inclure à la construction des murs des galets de rivière lisses et arrondis à force d'être charriés par les eaux.